À l'échelle individuelle ou collective, des moyens techniques et comportementaux peuvent être mis en œuvre pour tenter d'inverser la tendance actuelle. L'eau la mieux préservée est celle que l'on ne pollue pas ou que l’on ne consomme pas...
Dans ce domaine, les marges de progression sont colossales.
Au niveau des particuliers, une surveillance de la consommation permet de repérer des fuites et réaliser de réelles économies. Un robinet qui goutte perd jusqu'à 120 l par jour, une chasse d'eau plus de 600 l, soit la consommation quotidienne d'une famille de 4 personnes.
Au niveau de la distribution d'eau, la maintenance des réseaux urbains est indispensable pour préserver la ressource et la qualité du sol.
Sur son réseau, le SEDIF réalise des milliers d'interventions tout au long de l'année pour renouveler et entretenir les canalisations et développe des moyens innovants pour lutter contre les fuites, comme des capteurs acoustiques permanents sur les canalisations.
Au final, moins de 10 % de l'eau distribuée se perd entre la sortie des usines de production et l'arrivée aux points de distribution.
Dans le secteur agricole, une meilleure planification de l'irrigation, des technologies modernes d'irrigation (aspersion par gicleurs, goutte-à-goutte, irrigation à l'aide de canaux souterrains…) permettent de réduire la consommation. Elles sont déjà très répandues dans les zones arides.
Quant aux industriels, ils doivent développer des technologies moins gourmandes en eau et pour les activités qui ne nécessitent pas d'eau potable, utiliser des eaux de moindre qualité.
Si la préservation de la ressource en eau est l'affaire de tous, chacun peut à son échelle contribuer à réduire sa consommation d'eau.
Quelques petits gestes éco-citoyens simples constituent un bon point de départ et peuvent permettre de diminuer de 20 à 30 % la consommation d'eau dans un foyer :